En mai dernier, la venue au Cameroun du premier ministre français François Fillon avait fait valser les membres de la présidence du Cameroun de par les atermoiements découlant de la communication
du pm français.
A peine deux mois après cette visite, c’est au tour du Cameroun officiel en la personne de son président de la république monsieur Paul Biya de se rendre dans la capitale française pour y
rencontrer son homologue espérons, non plus en qualité de meilleur élève. Il faut dire qu’entre temps, l’Elysée a changé deux fois de locataire contre 0 pour Etoudi et ce seul score met à mal la
qualité de meilleur élève d’antan que revendiquait le palais d’Etoudi.
En marge de la venue du président camerounais en France, une confrontation a pris corps. Des cris de désapprobation de quelques personnes se font l’écho et le relais des souffrances des camerounais
et traduisent en même temps la volonté de changement. Une levée de boucliers assez palpable et audible qui a fait réagir la représentation camerounaise, la qualifiant de « Pseudo-Cybers-dissidents
».
Dissidence ? Le mot parait fort si l’on admet que cette opposition ne fait qu’exprimer l’expression d’un ras-le-bol de la situation de paupérisation qui est le quotidien de milliers de concitoyens.
Mais ne répond-il pas aussi finalement à une surenchère verbale de cette même opposition, prête à utiliser des méthodes qui sont vues comme non conventionnelles pour manifester sa désapprobation
?